Marseillaise, Occitaans Marselhesa, betekent eigenlijk: vrouw uit Marselha (Marseille) – het is het vrouwelijk adjectief verbonden aan de stad.
Of de vrouw die hier verliefd door de camera gevolgd wordt er vandaan komt – het zal wel haast.

Het is een van de liederen die Ferré zong in de Mutualité, 10 mei 1968. Hieronder betere audio.

Je connais une grue sur le Vieux Port
Avec des dents longues comme la faim
Et qui dégrafe tous les marins
Qu’ont l’âme chagrine et le coeur d’or
C’est à Marseille que je vais la voir
Quand le soleil se fout en tweed
Et que le mistral joue les caïds
C’est à Marseille qu’elle traîne le soir
Elle a des jupes à embarquer
Tous les chalands qui traînent la nuit
Et des froufrous qui font tant de bruit
Qu’on les entend au bout du quai
Il suffit d’y mettre un peu de soi
C’est une putain qu’aime que la braise
Et moi je l’appelle la Marseillaise
C’est bien le moins que je lui dois

Arrête un peu que je vois
Su tu fais le poids
Et si j’en aurai pour mon fric
Arrête un peu que je vois
Si les étoiles couchent avec toi
Et tu me diras
Combien je te dois

Je connais une grue dans mon pays
Avec les dents longues comme le bras
Et qui se tapait tous les soldats
Qu’avaient la mort dans leur fusil
C’est à Verdun qu’on peut la voir
Quand les souvenirs se foutent en prise
Et que le vent d’est pose sa valise
Et que les médaille s font le trottoir
Elle a une voix à embarquer
Tous les traîne-tapins qu’elle rencontre
Et il paraît qu’au bout du compte
Ça en fait un drôle de paquet
Il suffit d’y mettre un peu de soi
Au fond c’est qu’une chanson française
Mais qu’on l’appelle la Marseillaise
Ça fait bizarre dans ces coins-là

Arrête un peu que je vois
Si t’as de la voix
Si j’en aurais pour mes galons
Arrête un peu que je vois
Et puis que j’abreuve tous vos sillons
Et je vous dirai
Combien ça fait

Je connais une grue qu’a pas de principes
Les dents longues comme un jour sans pain
Qui dégrafait tous les gamins
Fumant leur vie dans leur casse-pipe
C’est dans les champs qu’elle traîne son cul
Où y’a des croix comme des oiseaux
Des croix blanches plantées pour la peau
La peau des autres bien entendu
Celle-là on peut jamais la voir
A moins d’y voir les yeux fermés
Et le périscope dans les trous de nez
Bien allongé sous le boulevard
Suffit de leur filer quatre bouts de bois
Et de faire leur lit dans un peu de glaise
Et de leur chanter la Marseillaise
Et de leur faire une belle jambe de bois

Arrête un peu tes cuivres
Et tes tambours
Et ramène moi l’accordéon
Arrête un peu tes cuivres
Que je puisse finir ma chanson
Le temps que je baise
Ma Marseillaise

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